Bien que le titre de l’album soit sans équivoque et le visuel d’une noirceur extrême, le contenu de la nouvelle réalisation du duo français n’est pas si noir qu’il pourrait le laisser croire. Ici, c’est plus une mélancolie assumée qui prime plutôt qu’un univers sombre dénué de nuances. Quelque part entre les productions de Massive Attack, Depeche Mode, voire de Nine Inch Nails, « The End Of All Things » réveille les fantômes de l’électro-rock des 90’s, tout en évitant de sombrer dans un passéisme exagéré, le tout servi par des arrangements sobres et léchés. Pas franchement joyeux, mais sacrément bien pensé.
Olivier Ducruix