Les puristes pourront toujours reprocher à Crobot de manger à tous les râteliers, mais force est de constater que ce mélange de heavy rock, de grunge et de quelques réminiscences psychédéliques fonctionne à merveille. Certes, l’ensemble est ultra produit (parfois trop même), calibré pour les radios américaines, et chaque titre évoque des références connues de tous, de Led Zeppelin (Burn) à Soundgarden (Stoning The Devil), en passant par les Red Hot Chili Peppers (Keep Me Down), ou encore Stone Temple Pilots (Destroyer)... Et pourtant, le quatuor pennsylvanien s’en sort avec les honneurs, sans nul doute grâce à une énergie de tous les instants des plus communicatives et à un chanteur à la puissance dévastatrice.
Olivier Ducruix