Toujours à contre-courant, et quelque part là où on l’attend, c’est-à-dire en marge du reste de la production, le groupe tourangeau se lance dans un concept très… littéraire. En contant une histoire d’amour aux contours sombres, à travers des morceaux sur lesquels des voix se posent, imposant un côté spoken word sur une bande son aussi noire que grandiose, Ez3kiel délivre une nouvelle forme d’album concept qui n’aurait guère déplu à Rodolphe Burger ou à Saul Williams. Un voyage en enfer marqué par l’incroyable son d’un groupe qui a toujours su se démarquer avec classe.
Guillaume Ley