Avec ce nouvel album abrasif et pas forcément facile d’accès dès la première écoute, Disastroid aurait fort bien pu être signé à l’aube des années 90 par le label culte Amphetamine Reptile Records. Depuis ses débuts en 2011, le trio originaire de San Francisco n’a jamais caché sa passion pour les sorties de la structure indé américaine et son noise rock tendu s’inspire grandement des disques des Melvins, d’Unsane, et surtout de The Jesus Lizard. Grinçant, assurément saturé plus qu’il ne le faut, et avec un chant sur le fil du rasoir, « Mortal Fools » ne donne certes pas dans la facilité, mais se montre captivant du début jusqu’à la fin.